← Retour au blog
Patrimoine Succession Familles recomposées 16 juin 2026 · Par Benjamin Hofman, Expert-comptable diplômé

Adoption simple ou plénière : au-delà du symbolique, un véritable changement juridique et patrimonial

Adoption plénière vs adoption simple — droits de succession

Dans les familles recomposées, l'adoption est souvent vécue comme un acte d'amour. Mais peu mesurent son impact juridique massif : dans les deux formes d'adoption — simple ou plénière — l'adopté devient héritier réservataire. Il ne peut donc pas être déshérité. La loi protège ce lien filial au même titre que celui d'un enfant biologique.

Adoption plénière

  • La filiation d'origine disparaît totalement
  • L'enfant devient membre à part entière de la nouvelle famille
  • Abattement de 100 000 €
  • Barème progressif
  • Réserve héréditaire garantie

Adoption simple

  • L'enfant conserve deux familles
  • Héritier réservataire de l'adoptant
  • Taxé en principe à 60 %
  • Exceptions permettant la fiscalité en ligne directe

Adoption plénière : le lien le plus fort

La filiation d'origine disparaît totalement. L'enfant devient membre à part entière de la nouvelle famille. Sur le plan fiscal et successoral, il bénéficie de tous les droits d'un enfant biologique :

L'adoption plénière est donc la plus sécurisante sur le plan patrimonial.

Adoption simple : un lien juridique puissant… mais une fiscalité piégeuse

L'enfant conserve deux familles : la biologique et l'adoptive. Comme en plénière, il devient héritier réservataire de l'adoptant — impossible de le déshériter. Mais fiscalement, c'est différent : l'adopté simple est en principe taxé à 60 %.

⚠️ En adoption simple, sans exception applicable, les droits de succession sont taxés à 60 % — comme entre personnes non parentes.

Les exceptions permettant la fiscalité en ligne directe

Heureusement, plusieurs situations permettent à l'adopté simple de bénéficier du même régime fiscal qu'un enfant biologique :

Cas particuliers prévus par la loi

✅ Dans ces situations, l'adopté simple bénéficie du même régime fiscal qu'un enfant biologique : abattement de 100 000 € et barème progressif.

En pratique : qui risque vraiment la taxe à 60 % ?

En réalité, la grande majorité des adoptions simples d'enfants mineurs pris en charge au quotidien remplissent la condition des 5 ans. Le vrai risque fiscal à 60 % concerne surtout les adoptions tardives d'adultes — c'est-à-dire lorsque l'adoption intervient à l'âge adulte sans historique de prise en charge suffisant durant la minorité (moins de 5 ans) ou au total (moins de 10 ans combinés). Dans ces cas, sans condition remplie, les droits de succession s'appliquent comme entre personnes non parentes.

En résumé

Benjamin Hofman, Expert-comptable
Benjamin Hofman

Expert-comptable diplômé · IA & outils innovants · Bretagne

Une question sur votre situation patrimoniale ?

Prenez contact pour un accompagnement personnalisé sur votre stratégie successorale et patrimoniale.

Me contacter →